Contribution à la caractérisation, la réduction et la fusion du minerai de fer de Gara Djebilet.

Type : Projet du centre CRTI
Organisme : Centre de Recherche en Technologies Industrielles (CRTI)
Unité : Unité de recherche appliquée en sidérurgie et métallurgie
Division : Division de sidérurgie et métallurgie
Equipe résponsable : Equipe N°39 « Matière première et réduction »
Période : 2016 - 2018
Version PDF : (.pdf)
Mots Clés : Minerai, Fer, phosphore, Apatite, gaz réducteur, oxydes de fer, Hématite, lixiviation, réduction.
Description
L’Algérie possède d’importantes réserves de minerai de fer, près de trois milliards de tonnes dans deux principaux gisements situés dans le Sud-ouest Algérien, il s’agit des gisements de Gara Djebilet et Mècheri. Abdelaziz.Ces gisements exploitables à ciel ouvert, sont moyennement riches en fer (57 - 58 %) et sont tous les deux caractérisés par une forte teneur en phosphore (~ 0,8 %), et une gangue acide.Des études antérieures ont montrés que :La valorisation du minerai, par enrichissement moyennant la séparation magnétique par voie sèche et par voie humide ont permis d’amener la teneur en fer à 62 %, mais avec des rendements fer moyens (65 %) et une teneur en phosphore de 0,5- 0,6 %.La flottation n’a pas permis non plus d’améliorer sensiblement les résultats, surtout pour ce qui est de la teneur en phosphore.L’utilisation du minerai de fer dans les hauts fourneaux en passant par son agglomération est techniquement faisable. Le minerai après agglomération donnera par élaboration aux hauts fourneaux une fonte phosphoreuse qui sera transformée en acier dans des convertisseurs à oxygène.Cette dernière étude malgré sa faisabilité est économiquement non rentable. Elle demande des mises aux milles de coke et de scories importantes.Les nouvelles recherches mondiales sur l’exploitation des minerais de fer oolitiques et restent jusqu’à présent au stade de laboratoire sont encourageantes. La valorisation de minerai de fer peut être réalisée en amant c'est-à-dire juste après son extraction par une action de diminution de sa teneur en phosphore moyennant des agents de déphosphoration. Ainsi son utilisation en aciérie ou sa commercialisation tel quel devient économiquement possible et rentable.Plusieurs études consacrées à la déphosphoration de minerai de fer peu semblable au minerai de fer GD ont été réalisées dans quelques laboratoires à travers le monde. Les résultats sont assez encourageants à l’échelle laboratoire.- Dans le cas de notre projet, nous essayerons d’utiliser les sources naturelles comme le gaz naturel dans un premier temps. Le gaz naturel reformé donnera un mélange de gaz réducteur avec lequel la réduction directe est possible.Après caractérisation physico-chimique du minerai de fer et en déterminant les différentes phases minéralogiques qui le constituent, nous pourrons établir un programme d’expérimentation pour sa réduction directe et éventuellement sa fusion. Après avoir subi la DRI, une séparation magnétique nous permettra de se débarrasser d’une part importante des éléments stériles et indésirables.Nous essayerons aussi en s’inspirant de la littérature de déphosphorer le minerai de fer GD par lixiviation. Dans cette partie, nous utiliserons plusieurs acides et composés chimiques pour la neutralisation de l’élément phosphore du minerai de fer.